2015年7月26日

実在,徴在,影在の重ね合わせにおける a について

Lacan の教えをその全体において読み直そうとするとき,我々はこのことに気づく:すなわち,彼は,学素 a を以て形式化するものを,彼の教えの最初の時期から既に,同時に R [実在の位]のものであり S [徴在の位]のものであり I [影在の位]のものであるものとして,一挙に問題にしている.

実在 [ le réel ] の位のものである a : Écrits の最初の書 Le séminaire sur « La Lettre volée » において Lacan (Écrits, p.25) James Joyce の警句 « a letter, a litter »[文字,ゴミ]を引用しているように,ゴミとしての文字.すなわち,ゴミ,屑,塵,カス,残渣,等々.要するに,捨てられ [ rejeter ] (cf. Variante de la cure type, in Écrits, p.360), 切り捨てられ [ retrancher ] (cf. Réponse au commentaire de Jean Hyppolite, in Écrits, p.388), 排除され [ Ausstoßen ] (ibid.), 閉出され [ Verwerfen, forclore ] (cf. D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose, in Écrits, pp.531-583), 失われて [ perdre ], ex-sistence[解脱実存](Écrits, p.11) を成すもの.

徴在 [ le symbolique ] の位のものである a : 源初的に失われた客体 [ l’objet foncièrement perdu ] (Écrits, p.45) によりうがたれた穴,「徴示素の或る種のカス [ caput mortuum ] が定立する穴」(Écrits, p.50).

影在 [ l’imaginaire ] の位のものである a : 自身の身体影像 [ l’image du corps propre ] (La chose freudienne, in Écrits, p.427) の定存 [ consistance ].

このように,Lacan の教えにおいては,1974-75年の Séminaire XXII R.S.I. において提示された a を中心とするボロメオ結びの図を待つまでもなく,1950年代から既に,同時に,解脱実存としての実在,穴としての徴在,定存としての影在の位のものであるような何ものかが問題とされており,そして Lacan はそれを学素 a で形式化することになるのである.



それに対して Jacques-Alain Miller は,Lacan の教えの時間的経過のなかに paradigm shifts を想定する.すなわち,a の規定性は,最初は影在,次の時期には徴在,さらに実在,最後には仮象,というように時間的に順序を追って変化している,と Jacques-Alain Miller は主張する.しかし,そう見なすのは誤りである.Lacan による a の規定は,同時的に多様である.それは,彼の Séminaire XI 『精神分析の四つの基礎概念』においても読み取れることである.

では,a が同時に実在の位のものであり,かつ,徴在の位のものであり,かつ,影在の位のものである,ということを我々は如何に思想し得るか?

ひとつの可能性は,量子力学における重ね合わせの概念を援用することであろう.周知のように,量子力学においては素粒子は,相異なる量子状態の重ね合わせの状態を持ち得る.有名な Schrödinger のネコの思考実験において空想されるように,ひとつの放射性原子の量子状態の重ね合わせの関数として,ネコは同時に生きた状態と死んだ状態の重ね合わせの状態を持ち得る.そのような量子力学的比喩として,我々は,a が実在と徴在と影在との重ね合わせの状態を有している,と考えることができるだろう.

a と素粒子とを比較したついでに言うなら,素粒子が物理学において究極的な実在性を成すものであるように,a は精神分析において唯一の実在性を成す.さらに string theory を思い浮かべるなら,こう言ってもよかろう:ボロメオ結びは,a string theory である.ボロメオ結びは,Lacan string theory において考察された a そのものである.

しかし,より素朴に,我々は a をイェス・キリストに見ることができるだろう.十字架上で処刑され,そして死者のうちから復活したイェス・キリストである.キリストの身体(影在)は,釘を打たれ,槍で貫かれたことによって開けられた穴(徴在)を定存させ,その穴をとおして,実在としての父の名は解脱実存する.そのようなものとしてのイェス・キリストは,我々自身の現場存在 [ Dasein ] そのものである.つまり,学素 a が形式化しているものは,我々自身の現場存在である.そして,それこそが,精神分析においてかかわっているものである.

2015年7月24日

Du a en superposition du réel, du symbolique et de l’imaginaire

Du a en superposition du réel, du symbolique et de l’imaginaire.

Si nous essayons de relire l’enseignement de Lacan dans son ensemble, nous pouvons y retrouver, dès ses premiers moments, le a qui est à la fois de l’ordre du :

réel en tant que litter du « a letter, a litter » joycien (Le séminaire sur « La Lettre volée », in Écrits, p.25), c’est-à-dire, si on énumère des termes qu’emploie Lacan, ordure, déchet, caput mortuum, résidu, reste, etc., bref, quelque chose qui est perdu, rejeté (cf. Variante de la cure type, in Écrits, p.360), ausgestoßen (cf. Réponse au commentaire de Jean Hyppolite, in Écrits, p.388), retranché (ibid.) et forclos dans l’ex-sistence (Le séminaire sur « La Lettre volée », in Écrits, p.11) ;

symbolique en tant que trou de « l’objet foncièrement perdu » (ibid., p.45) ou en tant que « trou que constitue un certain caput mortuum du signifiant » (ibid., p.50) ;

imaginaire en tant que consistance de « l’image du corps propre » (La chose freudienne, in Écrits, p.427).

Ainsi, nous avons d’emblée, dès le départ de l’enseignement de Lacan, le a qui est à la fois réel, symbolique et imaginaire comme nous le montre Lacan dans ses schémata du noeud borroméen à trois, et non pas imaginaire aut symbolique aut réel aut semblant successivement ou alternativement dans de supposés paradigm shifts chronologiques comme nous le suggère Jacques-Alain Miller.

Mais demandons-nous comment on peut concevoir que le a soit à la fois réel, symbolique et imaginaire ?

Une façon possible en serait un recours au concept de superposition quantique. Dans la mécanique quantique, une particule élémentaire peut avoir un état de superposition de différents états quantiques. L’illustration la plus connue en est l’expérience de pensée du chat de Schrödinger où un chat pourrait avoir un état de superposition d’être vivant et d’être mort en fonction de l’état quantique d’un atome radioactif qui peut tuer le chat par un certain dispositif quand il émet une radioactivité. Ainsi on pourrait dire métaphoriquement que le a a un état de superposition des trois ordres du réel, du symbolique et de l’imaginaire.

Et si on compare à une particule élémentaire le a défini par Lacan comme objet de la psychanalyse (Écrits, p.863) et dont il dit d’ailleurs dans la séance du 9 avril 1974 du Séminaire XXI qu’il a inventé l’objet a, on pourait dire que le a est la seule réalité de la psychanalyse et que le noeud borroméen est l’objet a tel qu’il est considéré dans une string theory lacanienne.

Mais, d’une façon plus naïve, on peut voir le a dans une figure de Jésus Christ crucifié et ressuscité d’entre les morts, pour autant que le a formalise notre propre Dasein au sens heideggérien du mot. Le corps du Christ fait consister le trou de ses plaies par où ex-siste le réel du Nom-du-Père. Ainsi se nouent dans le Christ en tant que notre propre Dasein, les trois ordres de l’imaginaire, du symbolique et du réel.

2015年7月23日

De la jouissance de l’Autre dans le Séminaire XX Encore de Lacan

En ce qui concerne des erreurs millériennes de transcription du Séminaire de Lacan, on pourrait se dire, comme Picasso le dit et comme Lacan aime le citer, que « je ne cherche pas, je trouve ».

A tous ceux qui lisent le Séminaire de Lacan, je voudrais vraiment souligner qu’on ne peut absolument pas en lire la version millérienne sans la confronter avec la version Staferla.

Dans son Séminaire Encore, Lacan nous présente cette formule célèbre que Jacques-Alain Miller transcrit comme ceci : « la jouissance de l’Autre, de l’Autre avec un grand A, du corps de l’Autre qui le symbolise, n’est pas le signe de l’amour » (p.11). En fait, Lacan l’énonce comme ceci : « la jouissance de l’Autre, de l’Autre avec – (...) je vous ai assez rebattu les oreilles de ce grand A qui vient après, vu que maintenant il traîne partout, ce grand A mis devant l’Autre, plus ou moins opportunément d’ailleurs, [ puisque ] ça s’imprime [ parfois ] à tort et à travers – la jouissance de l’Autre, du corps de l’Autre qui Le – lui aussi avec un grand L – du corps de l’Autre qui Le symbolise, n’est pas le signe de l’amour » (p.8, version Staferla). Ah ! Quelle omission de la part de Jacques-Alain Miller !

Maintenant, on peut écrire cette formule comme ceci : « la jouissance de l’Autre, du corps de l’Autre qui Le symbolise, n’est pas le signe de l’amour ».

Alors, ce « Le » avec un grand L que Lacan souligne exprès, que veut-il dire sinon ceci ? : que l’Autre dont il s’agit n’est plus la Mère même si Lacan dit que l’Autre en tant que lieu du signifiant est la Mère (cf. Écrits, p.813), mais Dieu le Père, ce sur quoi Lacan ne cesse pas de s’interroger avec le terme de Nom-du-Père.

En effet, Lacan parle du Christ dans la séance du 8 mai 1973 en disant que « la doctrine chrétienne ne parle que de l’incarnation de Dieu dans un corps » et que « le Christ, même ressuscité, vaut par son corps, et son corps [ l’Eucharistie ] est le truchement par où la communion à sa présence est in-corps-poration, pulsion orale, dont l’épouse du Christ, l’Église comme on l’appelle, se contente fort bien, n’ayant rien à attendre d’une copulation » (p.102 dans la version millérienne du Séminaire XX, p.262 dans la version Staferla). Et un peu après, Lacan dit encore ceci : « Il y a là [ au niveau de la jouissance copulatoire ] un trou, et ce trou s’appelle l’Autre, (...) l’Autre en tant que lieu où la parole fonde la vérité et avec elle le pacte qui supplée à l’inexistence [ ex-sistence ] du rapport sexuel » (p.103 dans la version millérienne, p.264 dans la version Staferla).

L’Autre en tant que trou, c’est le « manque dans l’Autre, inhérent à sa fonction même d’être le trésor du signifiant. (...) Le manque dont il s’agit est bien ce que nous avons déjà formulé : qu’il n’y ait pas d’Autre de l’Autre » (Écrits, p.818).

Puisque le mathème du manque dans l’Autre est le Ⱥ, nous pourrions écrire l’Autre en tant que trou comme ceci : l’Ⱥutre.

Que l’Ⱥutre n’existe pas veut dire que le Nom-du-Père forclos est « la plage » dont « le réel (...) “réalise” sans doute le rapport [ sexuel ] » (Autres écrits, p.460), ce qui voudrait dire qu’Il (avec un grand I ) est la place de l’ex-sistence, c’est-à-dire la place de la vérité ex-sisitente dans les quatre discours.

Avec la formule : « la jouissance de l’Ⱥutre, du corps de l’Ⱥutre qui Le symbolise, n’est pas le signe de l’amour », Lacan s’interroge déjà sur « la jouissance de Dieu » (Séminaire XXIII, p.61 dans la version millérienne, p.59 dans la version Staferla).


Et la réponse de Lacan est très simple et claire : l’Ⱥutre « qu’on appelle généralement Dieu, (...) l’analyse [ en ] dévoile que c’est tout simplement La femme » (Séminaire XXIII, p.128 dans la version millérienne, p.173 dans la version Staferla).

2015年7月22日

Un exemple de dégradation millérienne de Lacan

Dans la séance du 31 janvier 2001 de son cours L’Orientation lacanienne, Jacques-Alain Miller dit ceci :
(...) Je retrouve ça, que j’avais souligné, il n’y a pas longtemps, dans Encore, chapitre VIII, page 85, la phrase qui dit que « le réel ne saurait s’inscrire que d’une impasse de la formalisation ». Cela pourrait faire croire que l’on va ailleurs par là, que l’on sort par là du symbolique.
Mais, tel que je m’efforce de vous y amener pas à pas, cela veut dire tout autre chose. Dans cette définition-là du réel qui donnerait la clé de la fin de l’analyse, le symbolique domine, le réel entendu ainsi est conditionné par la mise en forme, par la formalisation de la signifiance, par la formalisation du rapport signifiant / signifié, et la formalisation algorithmique du signifiant et du signifié.
Est-ce que cela permet de dire que l’on accède au réel par cette voie ? Est-ce que ça ne serait pas plutôt le contraire ?
C’est là que l’on s’aperçoit que, dans Encore, dans le mouvement même où il définit le réel par l’impasse de la formalisation, Lacan dit que par là le réel accède au symbolique.
Il ne dit pas du tout que par la voie de l’impasse le symbolique accède au réel. Il dit bizarrement, parce que rien ne l’explique, que c’est bien plutôt par là que le réel accède au symbolique.
Vous le lirez, page 86 : « la trace de ces écrits, où saisir les limites, les points d’impasse, de sans issue, qui montrent le réel accédant au symbolique ».
Eh bien, ce n’est pas la même chose que de dire que ça montre le symbolique accédant au réel. C’est déjà impliquer que ça constitue en fait une réduction symbolisante du réel.

Au contraire, nous trouvons dans l’enregistrement de la séance du 20 mars 1973 du Séminaire Encore et dans la version Staferla du même Séminaire, Lacan dire ceci :
le réel ne saurait s’inscrire que d’une impasse de la formalisation. Et c’est en quoi j’ai cru pouvoir en dessiner le modèle de la formalisation mathématique, (...).
(...) ne peut-on pas dire que ce réseau si loin poussé de la logique mathématique, (...) ce qui s’énonce de cette formalisation si bien faite à ne se supporter que de l’écrit, soit quelque chose qui ne nous servirait, s’il le fallait, dans le procès analytique, que de ce que s’y désigne ça qui retient les corps invisiblement ?
Et s’il m’était permis d’en donner une image, je la prendrais aisément de ce qui, dans la nature, paraisse le plus s’en rapprocher, de ce qui fait que l’écrit exige en quelque sorte cette réduction aux dimensions deux de la surface, (...) c’est à savoir le travail de texte qui sort du ventre de l’araignée, la toile d’araignée fonction vraiment miraculeuse à voir en quelque sorte s’en supporter déjà en ce point opaque de cet étrange être, les paraîtres de la surface elle-même, celle qui pour nous permet le dessin de la trace de ces écrits qui sont, en fin, le seul point où nous trouvions saisissables ces limites, ces points d’impasse, de « sans-issue » qui le réel – le font entendre comme s’accèdant du symbolique à son point le plus extrême.

On voit bien : Jacques-Alain Miller fait dire à Lacan que le réel accéde au symbolique, tandis que, en fait, Lacan dit le contraire, c’est-à-dire, que c’est à partir du symbolique, par une impasse logique, qu’un accès serait frayé au point le plus extrême du réel.
L’image de la toile d’araignée nous suggère déjà la définition du symbolique en tant que trou, par rapport auquel le réel est à la fois ex-sistent et retenu dans le nouage borroméen.
Ce qui est pire, c’est que Jacques-Alain Miller énonce dans son cours de l’Orientation lacanienne des choses erronées sur Lacan à partir de ses transcriptions erronées du Séminaire. Par exemple, il dit dans son cours du 31 janvier 2001 que le réel dans le noeud borroméen n’est plus le réel dont il s’agit quand Lacan dit en 1966 : « a est de l’ordre du réel », mais un réel qui se trouve ravalé au point qu’il faut l’appeler « un faux réel » ! Bien évidemment, ce qui est faux, c’est sa lecture de Lacan !

2015年7月21日

『Freud の « Trieb » について,ならびに,精神分析家の欲望について』(抄訳).

Freud « Trieb » について,ならびに,精神分析家の欲望について』(Écrits, pp.851-854, 抄訳).

(訳者注記:あらかじめ読者に注意を促しておくと,この予備的な翻訳においては,訳者の解釈に基づき,原文に無い単語や学素がおおはばに補足されている.しかし,煩雑を避けるため訳者による挿入すべてをいちいち明示しない.
また,あらかじめ,Freud の言う“本能”と Lacan の言う“他 A の欲望 Ⱥ”とが論ぜられているこの書への導入のために,Lacan (Écrits, p.634) による本能の学素の定義を引用しておくと,
( $ ◊ D ) : S en fading dans la coupure de la demande, 請求の切れめにおける消失主体.
また,あわせて,幻想の学素の定義は,
( $ a ) : S en fading devant l’objet du désir, 欲望の客体の前における消失主体.)


精神分析における本能の概念は,無意識に関する精神分析的経験に基づいて Freud が構築した概念として,精神分析を心理学化する思念に対して,生物学的意味における本能の概念を援用することを禁止する.そも,精神分析を心理学化する思念は,生物学的意味における本能の概念によって,生物学的自然のなかにひとつの道徳を仮定することにより己れの無知を覆い隠しているのである.

精神分析における本能は このことを心理学者の頑固な頭のなかに十分に想起させることは決してできないだろう,なぜなら,心理学者は全体として,かつ,そのものとして,科学技術の支配体制における搾取に奉仕するものであるから ,フロィト的な本能は,生物学的意味における本能とは何のかかわりも無い(両者の混同を許すような表現は Freud のなかには無い).

Libido は,生物学的意味における性本能ではない.(...).

Libido の性的な色は それは Libido の性質の最も内奥に記入されていると Freud erogene Zone [悦惹起部位]の概念を以てかくもきっぱりと主張しているように ,虚空の色である:ひとつの裂口の光のなかに宙吊られた虚空の色.

その裂口は,皮肉にも快原則と呼ばれるものが欲望に押しつける限界において欲望が出会う裂口である.皮肉にも快原則と呼ばれる,というのも,それはひとつの現実へ回送されるからである.そして,その現実は実践の場にほかならない,と言うことができる.[すなわち,現実原則は,現実的な行動により満足を実現するよう促す].

Freud の所説によると,まさにこの現実的実践の場から切断されている欲望があり,その欲望の原理は本質的に,不可能のなかに見出される.[cf. 『夢解釈』 VII章,E : 「無意識的な欲望の動き [ unbewußte Wunschregungen ] から成る我々の本有の核 [ der Kern unseres Wesens ] は,前意識にとって把握不可能 [ unfaßbar ] かつ制止不可能 [ unhemmbar ] である」;「小児的なものに由来し,破壊不可能 [ unzerstörbar ] かつ制止不可能な欲望の動き」.ここでは Freud の用語 Wunsch を敢えて「願望」ではなく「欲望」と訳してある].

(...) Freud は我々にこのことを啓かしている:すなわち,男が母の性的奉仕につなぎとめられたままでいないのは父の名のおかげであるが,父に対する攻撃は律法の原理に属しており,かつ,律法は,近親相姦の禁止により律法が制定する欲望に奉仕している.

(...) むしろ,母の去勢を引き受けることが,其れによって欲望が制定されるところの欠如を創り出す.欲望は,欲望の欲望であり,他 A の欲望 Ⱥ である,と我々は言った.つまり,欲望は律法に服従している :

(女に関しては,次のことは事実である:すなわち,女も同じ Dialektik に服さねばならない 女をそう強いるものは何も無いように見えるのに:つまり,女は,持っていないもの [ phallus ] を失わねばならない.それは,我々に疑問を懐かせることである.かくして,我々はこう述べることができる:すなわち,負の大きさのファロス [ phallus par défaut : φ ] が徴在的負債の金額を成している:ファロスを持っているときは借方[父から借りたファロス:男],持っていないときは異論の余地ある債権[ペニス妬み:女].)[訳注:この段落の丸括弧は原文のもの.]

去勢は,Freud が欲望のなかへ導入した全く新しい原動力であり,Socrates Dialektik において〈『饗宴』の報告のなかに保存されてはいるものの〉謎めいたままである意味を,欲望という欠如に与える.

(...) 本能の概念は,本能を collage surréalisteにおけるモンタージュ作品のようなものとして表している.[cf. Séminaire XI, p.154 : 「我々に想像することができる影像が示すのは,このようなしろものであろう:稼動中の発電機がガス栓へ接続されており,そこから孔雀の羽が出て,美女の腹をくすぐる 彼女がそこに置かれているのは事態を美しくするためだ,といった具合である」].

本能は我々の神話である,と Freud は言った.[cf. 『精神分析へ導入するための新たな一連の講義』,32 : Die Trieblehre ist sozusagen unsere Mythologie. Die Triebe sind mythische Wesen, großartig in ihrer Unbestimmtheit. Wir können in unserer Arbeit keinen Augenblick von ihnen absehen und sind dabei nie sicher, sie scharf zu sehen. 本能学説は,いわば,我々の神話学である.本能は,神話的な事物であり,みごとに不確定なしろものである.我々は,精神分析という我々の仕事において,ひとときたりとも本能を度外視することはできないが,その際,確かに本能を鮮明に見ているというわけではない].その言葉を,Freud は本能を非実在へ帰したのだと解してはならない.もろもろの神話において通例そうであるように,本能の概念は実在を神話化しているのである:すなわち,この場合,実在は欲望 Ⱥ を成す [ le réel fait le désir ] そこにおいて,主体と喪失客体との関繋 ( $ a ) を再現しつつ :


損益計算書に損失として計上された客体[つまり,失われたと見なされた客体]は次から次にたくさんあり,幻想 ( $ a ) における喪失客体 a の座を占めることになる.しかし,トカゲの自体切断 トカゲが困ったときに,その身体から切り捨てられる尾 が最も良く象徴するかもしれぬ役割を果たし得る客体は,数が限られている[すなわち,四つの客体 a : 乳房,糞便,まなざし,声].悦の垣根を越えるに越えられぬ欲望の災難 [ Mésaventure du désir aux haies de la jouissance ]. そこに,Descartes の言う邪悪な神,騙す神 [ un dieu malin ] が待ち受けている.

この欲望のドラマは,一般に思われている偶然事態ではない.それは,本有的な事態である:そも,欲望は他 A に由来し,かつ,悦は物 [ la Chose : l’Achose, l’achose, l’objet a ] の側に属する.

そのことによって主体は分割を被り,複数化する.この分割にこそ,Freud の第二 Topik は当てはまる.だが,またしても,そこにおいて目に飛び込んでくるべきであろうものは見えてこない.つまり,そこにおいて,同一化
は,本能を満足させぬままに,欲望によって決定されるのである.

その理由はこうである:本能 ( $ ◊ D ) は,裂けめとしての主体 $ と他 A の欲望 Ⱥ とを分裂させる :

そして,欲望 Ⱥ は,分裂の原因たる客体 a と裂けめ $ との失認された関係 ( $ a ) によってのみ支えられる :

以上が幻想の構造である.

しからば,分析家の欲望は如何なるものであり得るか?分析家が身を献げる治療は,如何なるものであり得るか?

(...) 精神療法の彼方の精神分析の終りは,如何なるものであり得るか?分析家を養成することがかかわるときには,精神分析と精神療法とを区別しないで済ますのは不可能である.

そも,転移の原動力の問題に立ち入らぬまま我々が言ったように,精神分析において究極的かつ最終的に作用するのは,分析家の欲望である.
(...)

2015年7月8日

如何に Zizek は Lacan を誤読しているかを検証するために

精神分析 Tweeting Seminar で,或る方から Zizek Less Than Nothing [無以下]の一節に関して御質問をいただきました.まずは,御質問の方による引用を書き写しておきましょう(わたしは Zizek のこの大著を所有していないので,原文を確認することはしていません):

Throughout his development, Lacan was looking for a "quilting point", a link that would hold together or at least mediate between S (the Symbolic semblance) and J (the Real of jouissance). The main solution is to elevate the phallus into the signifier of the lack of a signifier which, as the signifier of castration, holds the place of jouissance within the Symbolic order ;

then, there is the objet a itself as the surplus-enjoyment generated by the loss of jouissance, which is the obverse of the entry into the Symbolic order, as jouissance located not on the side of the Real jouissance but, paradoxically, on the side of the Symbolic.

In Lituraterre he finally drops this search for the Symbolic pineal gland (which for Descartes marked the bodily point at which body and soul interact) and endorses the Hegelian solution : it is the gap itself that forever separates S and J, which holds them together, since this gap is constitutive of both of them : the Symbolic arises through the gap that separates it from full jouissance, and this jouissance itself is a specter produced by the gaps and holes in the Symbolic.

To designate this interdependence, Lacan introduces the term littoral, standing for the lettre in its "coast-like" dimension and thereby "figuring that one domain in its entirety makes for the other a frontier, because of their being foreign to each other, to the extent of not falling into a reciprocal relation. Is the edge of the hole in knowledge not what it traces ?".

So when Lacan says that “between knowledge and jouissance, there is a littoral", we should hear in this the evocation of jouis-sens (enjoy-meant), of a letter reduced to a sinthome, a signifying formula of enjoyment.


Therein resides late Lacan's final "Hegelian" insight : the convergence of the two incompatible dimensions (the Real and the Symbolic) is sustained by their very divergence, for difference is constitutive of what it differentiates. Or, to put it in more formal terms : it is the very intersection between the two fields which constitutes them.

検討するために,一応,邦訳しておきましょう:

Lacan は,彼の理論的展開をとおして,point de capiton [留め縫いの縫い目]を探し続けた.「留め縫いの縫い目」は,S (徴在的仮象)と J (悦という実在)とを留め合わせる あるいは,少なくとも,両者を媒介する 繋留である.彼の主要な解決策は,これである:ファロスを「徴示素の欠如の徴示素」へ揚挙すること.[かくして]「徴示素の欠如の徴示素」としてのファロスは,去勢の徴示素として,悦の座を徴在の位のなかで占めることになる;

次いで,客体 a : それは,悦の喪失の際に,剰余悦として生成される.悦の喪失は,[主体が]徴在の位へ入ることの反面である.剰余悦は,悦とは言え,実在的な悦の側に位置づけられるのではなく,而して,逆説的に,徴在の側に位置づけられる.

Lituraterre において,Lacan は,ついに,徴在的な松果体(松果体は,Descartes にとって,身体と霊魂とが相互作用する身体部位をしるすものであった)を探し求めることをやめ,そして,Hegel 的解決を容認する: S J とを留め合わせるのは,両者を永遠に分離する裂けめそのものである.というのも,この裂けめは,S J の両者を定立するものであるから.すなわち,徴在は,十全たる悦から徴在を分離する裂けめをとおして立ち上がってくるのであり,そして[他方],悦は,徴在のなかの裂けめや穴によって作られる亡霊である.

この相互依拠性を差し徴すために,Lacan littoral [沿岸地帯]という語を導入する.それは,lettre [文字]という語を代理しており,その海と陸との境界地帯という次元において,「ふたつの領域が相互的であるとは言えないほどに互いに異質であることによって,一方の領域全体が他方の領域に対して境界を成す,ということを表す.知への穴のエッジ,それこそ文字が描くものではないか?」[ Autres écrits, p.14 ].

かくして,Lacan « entre savoir et jouissance, il y a littoral »[知と悦との間に境界がある][ Autres écrits, p.16 ] と言うとき,我々がそこに聴き取るべきは,jouis-sens すなわち,sinthome へ還元された文字,悦を徴示する定式へ還元された文字 が示唆されているということである.

そこに存するには,晩年の Lacan Hegel 的洞察である:ふたつの両立不可能な次元(実在と徴在)の収束は,両者の発散そのものによって維持される なぜなら,差異は,差異が差異化するものを定立するがゆえに.または,より形式的な用語で表現するなら:ふたつの[相異なる]場を定立するのは,両者の交わりそのものである.

さて,以上の箇所を,精神分析 Tweeting Seminar で読解してみましょう.

2015年7月6日

Lacan analyse Alice au pays des merveilles.

En décembre 1966, sur l'ORTF, Jacques Lacan commentait le récit de Lewis Caroll, Alice au pays des merveilles, au prisme de la psychanalyse.

De toutes sortes de vérités Lewis Caroll par son oeuvre donne l’illustration, et même la preuve. De vérités qui sont certaines bien que non évidentes. On y discerne que sans user d’aucun trouble on peut produire le malaise, mais que de ce malaise il découle une joie singulière.
Je porte l’accent là-dessus d’abord, pour écarter la confusion qui menace si j’avance que c’est la psychanalyse qui peut rendre compte le mieux de l’effet de cette oeuvre. C’est qu’aussi bien ce n’est pas cette psychanalyse qui court les rues.
Seule la psychanalyse éclaire la portée d’objet absolu que peut prendre la petite fille. C’est parce qu’elle incarne une entité négative, qui porte un nom que je n’ai pas à prononcer ici, si je ne veux pas embarquer mes auditeurs dans les confusions ordinaires.
De la petite fille, Lewis Caroll s’est fait le servant, elle est l’objet qu’il dessine, elle est l’oreille qu’il veut atteindre, elle est celle à qui il s’adresse véritablement entre nous tous. Comment cette oeuvre nous atteint-elle tous après cela, c’est ce que ne conçoit bien qu’une théorie déterminée de ce qu’il faut appeler le sujet, celle que la psychanalyse permet.
Là-dessus, la curiosité s’enquiert de savoir comment Lewis Caroll en est-il venu là. La curiosité restera sur sa faim, car la biographie de cet homme que tint un scrupuleux journal ne nous en échappe pas moins. L’histoire, certes, est dominante dans le traitement psychanalytique de la vérité, mais ce n’est pas la seule dimension : la structure la domine. On fait de meilleures critiques littéraires là où on sait cela.
Faire de la critique ici serait l’action appropriée à l’éminence de l’oeuvre dont il faut rappeler qu’elle a conquis le monde. Fait auprès de quoi le pédagogue a bonne mine à chipoter si c’est bien là ce qu’il faut donner à lire à nos enfants. Il faut dire que le comble du ridicule là-dessus est représenté par un psychanalyste, pourtant averti disons son nom, Schilder [ Paul Schilder, Psychoanaltycal Remarks on Alice in Wonderland and Lewis Carroll, in The Journal of Nervous Diseases, LXXXVII, 1938 ] qui dénonce dans cette oeuvre l’incitation à l’agressivité et la pente offerte au refus de la réalité. On ne va pas plus loin dans le contresens sur les effets psychologiques de l’oeuvre d’art.
Donc, il faudrait interroger ce qu’on pourrait d’abord appeler le roman mythique, d’un terme vague qui irait prendre ses racines dans tous les sens, et bien loin. Il faudrait vite en revenir, avec ce repère précieux que justement le pays des merveilles, l’au-delà du miroir, le couple angoissant de Sylvie et Bruno échappés du pays d’ailleurs, ne sont ni des mythes ni du mythe, et que l’imaginaire est à en distinguer. Le texte ni l’intrigue ne font appel à aucune résonance de significations qu’on appelle profondes. On n’y évoque ni genèse ni tragédie ni destin. Alors, comment cette oeuvre a-t-elle tant de prise ? C’est bien là le secret, et qui touche au réseau le plus pur de notre condition d’être : le symbolique, l’imaginaire et le réel. Les trois registres par lesquels j’ai introduit un enseignement qui ne prétend pas innover, mais rétablir quelque rigueur dans l’expérience de la psychanalyse, les voilà jouant à l’état pur dans leur rapport le plus simple.
Des images, on fait pur jeu de combinaisons, mais quels effets de vertige alors, n’en obtient-on pas ? Des combinaisons, on dresse le plan de toutes sortes de dimensions virtuelles, mais ce sont celles qui livrent accès à la réalité en fin de compte la plus assurée, celle de l’impossible devenu tout à coup familier. On s’étendra à son aise sur le pouvoir du jeu de mots : là encore que de précisions à donner, et d’abord qu’on n’aille pas croire qu’il s’agisse d’une prétendue articulation enfantine, voire primitive. Je n’en donnerai pour preuve que d’en trouver le meilleur style dans la bouche du railleur qui bafoue une oie pédante lui parlant de « sylligisme », ce qu’elle gobe sans s’apercevoir qu’elle ira porter partout de ce mot son identité de pauvre « toquée », Silly. Méchanceté là-dedans, salubrité et parente du trait à relever que le jeu de mots dans Caroll est toujours sans équivoque.
Il en résulte un exercice sans pédantisme, qui en fin de compte me paraît préparer Alice Liddell, pour évoquer toute vivante lectrice par la première à avoir glissé dans ce coeur de la terre qui n’abrite nulle caverne pour y rencontrer des problèmes aussi précis que celui-ci : qu’on ne franchit jamais qu’une porte à sa taille, et prendre avec le lapin pressé bien la mesure de l’absolue altérité de la préoccupation du passant. Que cette Alice, dis-je, aura quelque exigence de rigueur. Pour tout dire, qu’elle ne sera pas toute prête à accepter qu’on lui annonce l’arithmétique en lui disant qu’on n’additionne pas des torchons avec des serviettes, des poires et des poireaux – borde bien faite pour boucher les enfants au plus simple maniement de tous les problèmes dont ensuite on va mettre leur intelligence à la question.
Ceci est transition puisque après tout je n’ai pas le temps, mais seulement de pousser des portes sans même entrer où elles ouvrent pour en venir à l'auteur lui-même en ce moment d’hommage, qu’on ne lui faire justice, à lui comme à aucun autre, si on ne part pas de l’idée que les prétendues discordances de la personnalité n’ont de portée qu’à y reconnaître la nécessité où elles vont.
Il y a bien, comme on nous le dit, Lewis Caroll, le rêveur, le poète, l’amoureux si l’on veut, et Lewis Caroll, le logicien, le professeur de mathématiques. Lewis Caroll est bien divisé, si cela vous chante, mais les deux sont nécessaires à la réalisation de l’oeuvre.
Le penchant de Lewis Caroll pour la petite fille impubère, ce n’est pas là son génie. Nous autres psychanalystes n’avons pas besoin de nos clients pour savoir où cela échoue à la fin dans un jardin public. Son enseignement de professeur n’a rien non plus qui casse les manivelles : en pleine époque de renaissance de la logique et d’inauguration de la forme mathématique [que] depuis elle [apprise] a prise, Lewis Caroll, quelques amusants que soient ses exercices, reste à la traîne d’Aristote. Mais c’est bien la conjuration des deux positions d’où jaillit cet objet merveilleux, indéchiffré encore, et pour toujours éblouissant : son oeuvre.
On sait le cas qu’en ont fait et en font toujours les surréalistes. Ce m’est l’occasion d’étendre mon exigence de méthode, n’en déplaise à aucun esprit partisan.
Lewis Caroll, et je le rappelle, était religieux, religieux de la foi la plus naïvement, étroitement paroissiale qui soit, dût ce terme auquel il faut que vous donniez sa couleur la plus crue vous inspirer de la répulsion. Il y a des lettres où il rompt quasiment avec un ami, un collègue honorable parce qu’il y a des sujets qu’il n’y a même pas lieu de soulever, ceux qui peuvent faire lever le doute, fussent en donner le semblant, sur la vérité radicale de l’existence de Dieu, de son bienfait pour l’homme, de l’enseignement qui en est le plus rationnellement transmis. Je dis que ceci a sa part dans l’unicité, de l’équilibre que réalise l’oeuvre. Cette sorte de bonheur auquel elle atteint, tient à cette gouache, l’adjonction de surcroît à nos deux Lewis Caroll, si vous l’entendez ainsi, de ce que nous appellerons du nom dont il est béni à [à l’oreille] l’orée d’une histoire, l’histoire encore en cours, un pauvre d’esprit.
Je voudrais dire ce qui m’apparaît la corrélation la plus efficace à situer Lewis Caroll : c’est l’épique de l’ère scientifique. Il n’est pas vain qu’Alice apparaisse en même temps que L’Origine des Espèces dont elle est, si l’on peut dire, l’opposition. Registre épique donc, qui sans doute s’exprime comme idylle dans l’idéologie. La corrélation des dessins dont Lewis Caroll était si soucieux, nous annonce les bandes, j’entends les bandes dessinées. Je vais vite pour dire qu’en fin de compte, la technique y assure la prévalence d’une dialectique matérialisée – que m’entendent au passage ceux qui le peuvent.
Illustration et preuve, ai-je dit, c’est ainsi, sans émotion, que j’aurai parlé de cette oeuvre, et il me semble en accord avec l’ordre authentique de son frémissement.
Pour un psychanalyste, elle est, cette oeuvre, un lieu élu à démontrer la véritable nature de la sublimation dans l’oeuvre d’art. Récupération d’un certain objet, ai-je dit, dans une autre note que j’ai fait récemment sur Marguerite Duras, dont j’aurai bien aimé l’entendre aussi parler sur l’oeuvre en romancière.
C’est toujours à la pratique que la théorie enfin a à passer la main.