2022年5月24日

鈴木 明日香 氏 の 芸術 : La danse de masse cosmique(宇宙的 群舞)

 Aerial by Asuka Suzuki (the whole; it measures six meters in length)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Aerial by Asuka Suzuki (detail)

Cloudbusting by Asuka Suzuki

Sunset[落日]by Asuka Suzuki


鈴木 明日香 氏 の 芸術 : La danse de masse cosmique(宇宙的 群舞)



鈴木 明日香 氏 の 個展を 一昨日(22日 日曜日)見に行った(日本橋の 不忍画廊にて,今月 28日 土曜日 まで;上の写真は すべて 不忍画廊の経営者 荒井 裕史 氏 の Facebook 投稿から 拝借した.ここで 彼に 感謝する).彼女の作品を初めて見たのは 同じ 不忍画廊で 2019年09月のことであったので,約 3 年ぶりである.

今回は,彼女が会場にいたので,初めて 彼女と 直接 会話することができた.

彼女は,今回 展示された「落日」におけるように 女性の全身像を描くこともあるが,むしろ,彼女が 幾つもの作品において 反復的に描くのは,腕である — 今回の個展の 最も主要な 作品 Aerial におけるように.

Aerial は,絵巻物のように,高さは 50 - 60 cm ほどであるが,長さは 6 m もある.そして,そこには,同じく 絵巻物のように(つまり,日本語の縦書きの文字の文章のように),向かって 右から 左へと向かう 方向性が ある.ということは,右端に 比較的 大きく 描かれている 白い腕 — その 曖昧に開かれた 手は 何かを 導入するようにも 誘っているようにも 見える — が,一連の光景の始まりを告げているわけだ.

その腕の白さは,藤田嗣治の描く肌の白さを 想起させる — だが,なぜか,女性の全身像が描かれている「落日」では,その白さは 用いられていないが.

腕は,鳥のように 宙を舞う(実際,ときどき 鳥に見えるように 描かれている).それは,la danse de masse cosmique[宇宙的 群舞]という表現を 誘う.

実際,鈴木 明日香 氏は 舞踊が 大好きであり,Sylvie Guillem が 彼女の ダンサーとしての 生の 最後を 飾った Boléro を,鈴木氏 は,2015年 大晦日に 見てきたそうである.確かに,踊る Sylvie Guillem の 腕は とても美しく かつ とても雄弁である.

そして,腕だけでなく,Aeriel では 舞う腕の背景を成しているだけのように見える 雲も,鈴木 明日香 氏 にとって,とても重要な主題であることを,今回 展示された Cloudbusting が 示している(荒井 裕史 氏が Facebook の 投稿で それを 詳しく 紹介してくれている).そこにおいては,雲 そのものが 光とともに 舞っている — その効果を得るために 彼女が 如何に 細かく 描き込んでいるかが 細部の写真から うかがえる.

ところで,この cloudbusting[雲を退治すること:つまり,雨雲を追い払うことによって 天候を コントロールすること]という 奇妙な語を,鈴木 明日香 氏は,Kate Bush (1958- ) の 1985年の 曲 の 表題から 得ている.そして,Kate Bush は,その語を,Wilhelm Reich (1897-1957) の 息子 Peter Reich (1944- ) が 父の追憶のために書いた 著作 A Book of Dreams から 得ている.

何とも,思いがけない連鎖によって,我々は あの Wilhelm Reich の 名を 再び 目にすることになった.彼に Peter という 息子が おり,そして,Peter は 父の思い出として A Book of Dreams という本を 1974年に 出している,ということを,わたしは 今回 初めて 知った.

Wilhelm Reich は,医学生であったときから Freud の 研究会に 参加していた.彼は,人格障害への注目によって,のちに ego psychology と 呼ばれることになる 精神分析の 理論の もとを 作った,と 評価され得る.しかしながら,他方で,彼は,orgasm を 体験することが 神経症の治癒をもたらし得る と 考えたことから,面接の最中に 治療者が 患者に対して 身体的な接触を 行うことを 奨励するに 至る(それは,言うまでもなく,精神分析治療の大原則に反する).その結果,彼は,1934年に 国際精神分析協会から 追放される(一見すると,それは,後の Lacan の「破門」を 想起させもするが,本質的には 両ケースは まったく相異なる).

Nazi に 追われて,1939年に USA に 亡命した後,Wilhelm Reich は,あからさまに paranoiac に なって行く.彼の妄想的な理論の中心を成すものを,彼は orgone と 名づける — その語は,orgasm から 作られた 新造語である.それは,Freud の libido のように 単に 性的な エネルギーであるだけでなく,しかして,あらゆる生命体に宿る生物学的なエネルギーでもあり,さらには,空間すべてを満たす宇宙的なエネルギーでもある,と Reich は 主張する.彼は,その考えにもとづいて,orgone accumulator と 彼が呼ぶ 装置を 作り,その装置によって 癌の治癒を得ることができる,と 主張するに 至る.

1942年,彼は,Maine 州に 農場を購入し,その土地と のちにそこに建てられる建物を orgone にもとづいて Orgonon と 名づける(今,その建物は Wilhelm Reich Museum となっている).

Kate Bush の 曲 の タイトル Cloudbusting は,1951年に Reich が「発明」した Cloudbuster という 装置の 名称に もとづいている — Reich は,cosmic orgone engineering と名づけた理論にもとづく Cloudbuster の操作によって 降雨を惹起することができる,と 主張する.

1954年,FDA (U.S. Food and Drug Administration) は,orgone accumulator による治療を 医学的に無根拠なもの と 判断し,その装置の Maine 州 外への 輸出と その装置による治療の宣伝を 禁止する.その措置は,Reich を ますます paranoiac に させて 行く.彼は,合衆国政府内に 有力な味方がいる と 信ずる と同時に,彼に対する陰謀がしくまれている とも 信ずる.さらに,彼は,地球は 宇宙人により 監視され,攻撃されている と 考え,UFO を 何機か 撃墜した と 主張するに 至る.

1956年05月,orgone accumulator を Maine 州 外へ 輸出したことによって,Reich は 逮捕される.最終的に,彼は,連邦最高裁への上告を試みるが,その求めは却下され,1957年02月,禁固 2 年の刑が確定する.彼は,翌月,収監される.そして,1957年11月03日の朝,彼がベッドで死亡しているのが 発見される.死因は 急性心不全と 判断されている.

確かに,Peter Reich にとって 彼の父親の身に降りかかったことは とても痛ましい,と 我々にも 容易に 想像される.我々も Peter に対して 同情を禁じ得ない.だが,だからといって,Wilhelm Reich の 似而非科学的主張が 正当化され得るわけではない.

また,Kate Bush が Cloudbusting の music video のなかで みづから Peter の 役を 演じている ということは,彼女と 彼女の父との 関係にかかわる 何らかの問題を 示唆しているのかもしれない(そのことに立ち入ることは,当然ながら,我々には できない).

ともあれ,Wilhelm Reich から Kate Bush の Cloudbusting まで,そして,さらに そこから 鈴木明日香氏の作品にまで,思いがけない繋がりを 我々は 知ることになった.もし仮に Wilhelm Reich が 彼女の Cloudbusting を見ることができたなら,彼は,そこに,うごめく orgone の みごとな表象化を 見出して,感激したことだろう.

わたしとしては,「腕と雲との danse de masse cosmique(宇宙的群舞)」という 名称を 鈴木 明日香 氏 の 創作に 贈りたい と 思う.

神による 天地の創造に 協力する 芸術家たちの ひとり 鈴木明日香氏に対して 神の聖なる息吹が 今後も ますます 恵みを 注いでくださるよう,わたしは 祈る.

2022年2月22日

Les deux intuitions fondamentales de Lacan : le trou et le nœud


Les deux intuitions fondamentales de Lacan : le trou et le nœud







Si nous regardons l’enseignement de Lacan dans son ensemble sans y présupposer quelques scansions ou périodisations à la manière de Jacques-Alain Miller, nous pouvons nous apercevoir de ces deux intuitions relativement simples qui forment le point de départ et le soubassement de l’enseignement de Lacan : l’intuition du trou et celle du nœud.

La topologie du hiatus irrationalis et celle de la division entre le savoir et la vérité 
dans la structure de l'aliénation 

Qu’il y ait un trou fondamental, c’est une conception partagée par plusieurs penseurs contemporains. Par exemple, Fichte (1804-1805) l’appelle hiatus irrationalis [1], Hegel (1807) Trennung des Wissens und der Wahrheit [2], Nietzsche (1886) Abgrund [3] et Heidegger Ab-grund des Seyns (le fondement abyssal ou l’abîme fondamental de l’être) [4].

[1] Lacan empruntera ce terme hiatus irrationalis que Fichte utilise dans son cours sur l'épistémologie, pour intituler son poème de 1929.

[2] Lacan se servira de cette expression Trennung des Wissens und der Wahrheit qui se trouve dans la Vorrede de la Phenomenologie des Geistes, pour définir le sujet $ comme « division entre le savoir et la vérité » (Écrits, p.856).

[3] Cf. L’aphorisme 146 dans Jenseits von Gut und Böse : Wer mit Ungeheuern kämpft, mag zusehn, dass er nicht dabei zum Ungeheuer wird. Und wenn du lange in einen Abgrund blickst, blickt der Abgrund auch in dich hinein (Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Et quand ton regard pénètre longtemps au fond d’un abîme, l’abîme, lui aussi, pénètre en toi).

[4] Depuis 1946, surtout dans ses cahiers noirs, Heidegger barre le mot Sein ou Seyn (être) d’une croix (das durchgekreuzte Sein : l’être barré d’une croix) pour « détruire l’histoire de l’ontologie » (cf. Être et Temps), ce qui veut dire : détruire l’ontologie métaphysique.

Nous écrivons Sein à la place de das durchgekreuzte Sein pour la simplification technique.

Heidegger a voulu détruire l’être au sens métaphysique (τὸ ὄντως ὄν, τὸ ὂν ᾗ ὄν) pour découvrir et faire surgir le trou de l’être obturé par l’être dans toute l’histoire de la métaphysique depuis Platon jusqu’à Nietzsche.

Heidegger commence ses Anmerkungen IV (1947-1948) en disant : « Das Denken beginnt indessen, das Denken des Seyns zu seyn » (le penser commence en étant le penser de l’être). Donc nous pourrions maintenant dire que toute sa pensée est la pensée de l’être, laquelle je nomme « ontologie apophatique » d’après la théologie apophatique.

Bien sûr, ce terme « ontologie apophatique » n’appartient pas au vocabulaire de Lacan, mais je suppose qu’il a extrait de la pensée heideggérienne l’ontologie apophatique pour en faire le fondement pur de la psychanalyse.


Or, quand il se trouve un trou, on pense communément qu’il s’agit du trou de quelque chose qui était d’abord là, mais qui a été ensuite perdu, ou de quelque chose qui devrait être là, mais qui manque présentement pour une raison ou pour une autre. Alors on croit que le trou pourrait ou devrait être obturé par quelque chose qui serait équivalent à la chose perdue ou manquante. Par exemple, Nietzsche pense qu’il s’agit du trou de la perte des valeurs les plus hautes (Entwertung der höchsten Werte), c’est-à-dire du trou de nihilisme, et il aboutit à inventer la volonté de puissance (Wille zur Macht) qui pourrait l’obturer et vaincre ainsi le nihilisme.

Mais Heidegger nous suggère, par contre, que le trou est originel et irréductible, en se référant, par exemple, à Hölderlin qui dit dans sa Germanien (1801) ceci :

[...] wie der heiligen [ Erde ],

Die Mutter ist von allem, und den Abgrund trägt

Die Verborgene sonst genannt von Menschen,


[...] comme à la [ terre ] sacrée,

qui est la Mère de toute chose et porte l’abîme,

autrefois appelée par les hommes [ Déesse ] Cachée,


Cet abîme que porte la Terre-Mère, c’est cette localité d’où l’étant arrive à être et où l’étant rentre pour s’anéantir. Autrement dit, ce trou abyssal est à la fois archéologique et eschatologique : il était ouvert à l’origine, et même s’il semble être fermé ou dissimulé pour le moment, il doit advenir ouvert et dévoilé.

Ce trou que j’appellerai trou apophatico-ontologique, c’est cela que Freud a découvert au « noyau de notre être » (Kern unseres Wesens) sous le nom de « désir inconscient » (cf. L'interprétation du rêve, le chapitre VII).

Lacan le désigne du mathème du sujet barré $ qu’il a très probablement inventé à partir du Sein heideggérien.


Ce que Lacan appelle sujet de l’inconscient ou sujet de la psychanalyse, c’est ce sujet $ en tant que trou apophatico-ontologique, lequel est fondamental et irréductible, c’est-à-dire, même s’il est aliéné, c’est-à-dire obturé par quelque chose de métaphysique ou dissimulé par quelque chose de symptomatique, il veut toujours surgir ouvert en tant que trou.


Alors la psychanalyse pourrait se définir comme la phénoménologie pratique du trou du sujet $, dans laquelle elle le laisse surgir désaliéné comme un trou qui est ouvert comme il l’était au moment archéologique.

Ce processus psychanalytique coïncide avec ce que Heidegger nomme Geschichte des Seyns (Histoire de l’être).

Tout d’abord, dans la phase archéologique (ἐν ἀρχῇ) de l’Histoire de l’être, le trou du sujet $ était ouvert.

Et puis, au commencement de la phase métaphysique, le trou du sujet $ fut obturé par l’ἰδέα platonicienne en tant qu’ὄντως ὄν, et cette phase durant il restait bouché par quelque chose de métaphysiquement ontologique (surtout ce que Pascal appelle Dieu des philosophes et des savants).

Enfin, lors qu’à la fin de l’âge classique (vers la fin du XVIIIe siècle) l’obturation métaphysique a été détruite par le discours de la science et celui du capitalisme, nous sommes entrés dans la phase eschatologique de l’Histoire de l’être où nous sommes encore aujourd’hui.

Contre le trou du sujet $ qui veut surgir ouvert, il y a des résistances intenses qui consistent dans des tentatives de l’obturer de nouveau par quelque chose d’idéal ou de le dissimuler par quelque chose de symptomatique.

Mais, enfin, malgré toutes ces résistances-là, nous arrivera ce que Heidegger appelle Ereignis, c’est-à-dire cet événement ou avènement eschatologiques de l’ouverture du trou du sujet $ [5].

[5] C’est ce que Heidegger appelle Eschatologie des Seyns (eschatologie de l’être).


L’intuition d’un trou fondamental est ainsi partagée par plusieurs penseurs contemporains. Et Lacan l’a aussi partagée pour définir l’inconscient freudien du point de vue topologique comme un trou « indestructible » (unzerstörbar), c’est-à-dire impossible à obturer et impossible à dissimuler.


Ce qui est original chez Lacan, c’est le fait qu’il met en équivalence le trou du sujet
$ et le trou de manque phallique ( − φ ) – c’est-à-dire le trou du non-rapport sexuel –, ce qui est suggéré dans le schéma R (Écrits, p.553) où le sujet [6] et le phallus [7] sont situés, tous les deux, à l’angle en haut à gauche du rectangle.


[6] Dans le schéma R présenté dans le texte D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose (écrit pendant les vacances de fin d’année et du nouvel an 1957-1958), le sujet n’est pas encore barré. Lacan parle d’« un acte symbolique qui barre le sujet » dans la séance du 12 février 1958 de son Séminaire sur Les formations de l’inconscient, et le mathème $ nous est présenté pour la première fois dans la séance du 26 mars du même séminaire.

[7] Dans le schéma R, le phallus n’est pas encore négativé. Le mathème ( − φ ) nous est présenté pour la première fois dans la séance du 29 avril 1959 de son Séminaire sur Le désir et son interprétation.


Par cette intuition où il met en équivalence le trou apophatico-ontologique (Ab-grund des Seyns) $ et le trou phallique ( − φ ), Lacan va fonder la psychanalyse de façon pure, c’est-à-dire de façon non-empirique et non-métaphysique.

L’autre intuition fondamentale chez Lacan, celle du nœud, il me semble qu’il l’a eue chez Saussure, notamment dans ce schéma saussurien qu’il nous présente dans la séance du 6 juin 1956 de son Séminaire sur Les psychoses.


De ce schéma-là, Saussure dit dans son Cours de linguistique générale ceci :

La substance phonique n’est pas plus fixe ni plus rigide ; ce n’est pas un moule dont la pensée doive nécessairement épouser les formes, mais une matière plastique qui se divise à son tour en parties distinctes pour fournir les signifiants dont la pensée a besoin. Nous pouvons donc représenter le fait linguistique dans son ensemble, c’est-à-dire la langue, comme une série de subdivisions contiguës dessinées à la fois sur le plan indéfini des idées confuses et sur celui non moins indéterminé des sons ; c’est ce qu’on peut figurer très approximativement par ce schéma.

Le rôle caractéristique de la langue vis-à-vis de la pensée n’est pas de créer un moyen phonique matériel pour l’expression des idées, mais de servir d’intermédiaire entre la pensée et le son, dans des conditions telles que leur union aboutit nécessairement à des délimitations réciproques d’unités. La pensée, chaotique de sa nature, est forcée de se préciser en se décomposant. Il n’y a donc ni matérialisation des pensées, ni spiritualisation des sons, mais il s’agit de ce fait en quelque sorte mystérieux, que la « pensée-son » implique des divisions et que la langue élabore ses unités en se constituant entre deux masses amorphes.

Nous pouvons voir là la structure qui implique à la fois la division (la coupure, la béance) et le lien (le nouage), c’est-à-dire la division entre le son (la consistance) et la pensée (ex-sistente au son) et la langue (le symbolique) qui les lie et noue l’un à l’autre pour former la structure linguistique.


Et il me semble que c’est à partir de là que Lacan a eu la conception primitive de sa triade du symbolique, de l’imaginaire et du réel : qu’il y a la division entre le moi imaginaire et le sujet réel qui est ex-sistent à celui-là, que le moi imaginaire cache le sujet réel, et que c’est le langage (le symbolique) qui les lie et noue l’un à l’autre selon cette fonction du signifiant définie par Lacan comme ceci : un signifiant (le symbolique) représente le sujet (le réel) pour un autre signifiant (le moi imaginaire) [8].

[8] Il me semble que la formule lacanienne : « un signifiant S1 représente le sujet $ pour un autre signifiant S2 » est un décalque de la formule freudienne : « le surmoi représente le ça pour le moi » (cf. Le moi et le ça, le chapitre V).


Ses deux intuitions – celle du trou et celle du nœud –, Lacan les intègre dans la structure tétradique en séparant la topologie du trou et la fonction de nodalité : I (l’imaginaire : la consistance), S (le symbolique : le trou), R (le réel : l’ex-sistence, l’impossible, ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire) et Σ (le sinthome : la nodalité ou la nomination, le nécessaire, ce qui ne cesse pas de s’écrire).


Et ce développement de la structure triadique dans la structure tétradique est nécessaire pour Lacan, pour autant qu’il lui faut penser quelle serait l’ex-sistence du trou du sujet $ qui était caché à cause de l’archi-refoulement et qui doit surgir maintenant ouvert.